Togo: Accident de circulation à Défalé : 19 morts et 53 blessés

L’accident survenu dimanche à l’aube, juste à la sortie nord de Défalé (localité située à environ 460 km au nord de Lomé) a fait 19 morts et 53 blessés, selon un nouveau bilan des autorités dans un communiqué rendu public lundi. L’accident est survenu quand un bus de transport en commun – immatriculé au Mali – en provenance de Lomé est entré en collusion avec un camion – immatriculé au Togo – transportant du bétails.
Selon le communiqué signé des ministres de la sécurité et des transports, le camion aurait « déparé de la voie suite à un éclatement subite d’un pneu et est allé, percuter » le bus à bord duquel se trouvaient plusieurs passagers.
« Des secours d’urgence ont pu être apportés aux blessés qui ont été évacués vers le centre hospitalier universitaire de Kara pour des soins appropriés», souligne le texte, affirmant que la « collusion a été très violente ».
Quelque 30 bœufs sont également morts et d’importants dégâts matériels, enregistrés.
Les deux ministres ont une fois encore appelé l’ensemble des usagers à plus de prudence pour éviter ces genres d’hécatombes sur les routes du pays.
Ils ont également présenté leurs condoléances aux familles éplorées et souhaité prompte guérison aux blessés.
Dimanche, sur les lieux de l’accident, jonchaient des corps sans vie, certains méconnaissables, parce que déchiquetés, avait constaté le correspondant de l’Agence Savoir News dépêché sur les lieux de l’accident.
Les secouristes pour la plupart des agents de sécurité, avaient fait preuve de courage et d’abnégation.
Le Commandant de Groupement de Gendarmerie Kara Sud, Chef d’Escadron Tcha-kondor Abdou-Rahamani, avait profité de l’occasion pour appeler les conducteurs à plus de prudence : «lorsque vous êtes fatigués, lorsque vous avez sommeil …je vous prie de marquer un arrêt afin de vous reposer… évitez la vitesse et les surcharges», avait-il martelé.
Les chiffres enregistrés ces dernières années font peur et doivent nous interpeller tous.
De 2009 à 2013, la route a tué 3.010 personnes, selon les récentes statistiques du ministère de la sécurité.
Plus de 37.117 blessés ont été enregistrés pour 26.309 accidents. Le chiffre record – sur cette période – a été enregistré en 2012 où 753 personnes ont péri dans des accidents de la route et 9.589 autres blessées pour 8.155 accidents.
« Les chiffres doivent nous réveiller. Il faut vraiment un sursaut national, une prise de conscience collective. Chacun doit se dire dans son fort intérieur : +les chiffres sont alarmants et qu’il faut faire quelque chose avec ou sans la présence d’agents des forces de l’ordre+. Nous devons prendre conscience du danger de la route, du danger de l’engin », avait souligné le Colonel Yark Damehame, ministre de la sécurité et de la protection civile dans une interview accordée récemment à l’Agence Savoir News.
« Le facteur essentiel de ces accidents : c’est l’homme (l’usager). Si nous prenons conscience du danger sur la route, nous pouvons éviter beaucoup de choses », avait-il précisé. FIN

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NEGOCIER EN SITUATION D’ESCLAVE, VOILA L’MMATURITE POLITIQUE LA PUERILITE PROVERBIALE DU MEMORANDUM DE L’UFC RESIDUELLE

Qui ne sent pas la bombe cuite et le vertige comprimé n’est pas digne d’être vivant », prévient Antonin ARTAUD dans Van Gogh, le suicide de la société. Tous ceux qui brûlent les espérances collectives, leurs honneurs pour cuir un œuf creusent leurs propres tombes et s’exposent aux peuples, prêts à les y accompagner. Les faux- actes politiques qui flétrissent la destinée commune ouvrent à leurs auteurs grandement les portes de l’enfer. L’intelligence politique se double de prudence et, si possible, de renonciation. Le sommeil dogmatique, les choix sectaires des falots en politique dévalent des larves incandescentes sur tous ceux qui mènent le jeu des intérêts sordides au nom de la communauté.
Ce qui édifie la confiance entre les leaders politiques et la masse populaire, ce sont les fondements moraux, éthiques et humains des actes qu’ils posent. Ces leaders, de leurs choix, distillent une pédagogie par l’exemple. Dans les négociations, il est impensable qu’ils deviennent des moutons qui obéissent à des chiens ordonnés par des bergers qui, eux, s’orientent par des astres que personne ne voit. Pour se prémunir contre le précipice, la vigilance et la clairvoyance politiques commandent la responsabilité d’une suspension des négociations. Tous ceux qui se croient rusés pour passer outre l’alerte du gouffre politique donnée par des intelligences politiques de premier ordre doivent s’attendre à la foudre populaire parce que toutes les négociations politiques se déroulent au nom du peuple.
Il n’y a aucune faute politique, ni morale, ni éthique à s’ouvrir au dialogue lorsqu’une crise sévit dans une République en ce que le cœur du politique est tapissé de dialogue, de négociation. Toutefois, s’autoriser un assujettissement politique sans condition, sans lendemain au nom de la négociation est d’une gravité aux conséquences dévastatrices qui font perdre la représentativité populaire et les objectifs du combat politique. Le franc-jeu, la justice, l’équité, la garantie d’exécution des clauses de consensus sont les points cardinaux qui tiennent les négociations. Quand ils viennent à manquer dans les discussions, la supercherie est cathédrale et il vaut mieux choisir de quitter la chapelle obscure de la foi abîmée avant qu’elle ne soit hantée par des forces maléfiques et bêtes.
Ceux qui reprochent aux leaders actuels de l’ANC d’avoir participé aux négociations entre l’UFC et le RPT avant de se rebiffer pour fonder un nouveau parti sont étonnamment d’une platitude conceptuelle à confondre négociation et subordination. En matière de justice commutative quand les termes des échanges sont fort déséquilibrés, le bon sens ordonne les esprits mûrs de refuser l’escroquerie planifiée qu’une partie veut imposer à tout prix dans un contrat de dupes.
La raison est dans l’histoire et ce sont les peuples qui la font. Aujourd’hui, le capital humain de l’UFC, transfiguré et drastiquement séché, est dans une migration salutaire pour constituer une nouvelle force politique qu’animent ceux qui ont réfugié l’esclavagisme politique et la raide subordination à un « gourou politique » en mal d’inspiration. Les grandes erreurs politiques ne sont jamais pardonnables. Il vaut mieux de les assumer et entreprendre de les dépasser au lieu d’organiser une guérilla politique entre les grandes réussites des illuminés de l’histoire. Sans la reconnaissance de ses propres fautes, sans l’humilité, il n’y a pas de cerveau politique. Quand le cœur d’un peuple est blessé, les coupables doivent trouver des ressources morales pour l’apaiser au lieu d’organiser des représailles puériles contre des coupables imaginaires.
Au nom de quel principe on n’exige rien des clauses d’un contrat dûment signé qu’on laisse épuiser dans la durée avant de se réveiller pour culpabiliser de trahison ceux qui ont eu l’intelligence de refuser la caution à la supercherie contractuelle ?
Peut-on être extrémiste en refusant la compromission, l’indignité, la récitation de perroquet d’un chef de parti ?

1) Des héros malgré eux

Toutes les grandes ambitions collectives dont les leaders ont un mandat s’assument dans la droiture, l’honnêteté intellectuelle, la rigueur logique et dans l’humanité. Personne ne peut jouer avec la foi d’un peuple sans en payer le prix. La tragédie de la légèreté habite ceux qui s’improvisent dans une farce immonde combattants de la liberté. Ils sont plutôt dans la soif des jouissances et s’engouffrent à corps perdu dans toutes les brèches d’opportunisme. Ces personnages obscurs ont toujours hâte de grandir et sont prêts à tous les détours hasardeux, y compris la trahison pour se hisser au sommet de leurs ambitions éphémères dont la chute avec fracas est pourtant certaine. Car, l’appartenance à l’histoire est vite avortée lorsqu’elle perd les fondements moraux, éthiques et la vertu. Le précipice de l’histoire est au bout des chemins étroits d’emprunt et sans honneur parce que la sentence populaire est implacable entre les gribouilleurs contractuels et politiques.
L’esprit pointilleux, la clairvoyance et la dignité préservent tous les politiques qui s’en accommodent. Le dessèchement moral implique des avaries politiques. L’UFC en lambeaux paie ses imprudences, son avidité à prendre le pouvoir dans un partenariat peu orthodoxe et franchement irréaliste avec le monstrueux de l’intelligence, de la compromission sans l’audace d’un mécanisme de suivi encore moins, de rappel à l’ordre du contrat.
Comme « l’enfer, c’est l’absence des autres », selon les mots de Roger GARAUDY, l’UFC s’est précipitée dans le gouffre du désastre humain. Elle s’est effondrée dans une hémorragie humaine pour se déverser dans le prévisionnel d’un réceptable où les déçus font peau neuve avec une indépendance d’esprit, une originalité, une créativité, un nouveau cadrage de la lutte aux adhésions en cascades. L’ingéniosité de la grande dissidence tourne au triomphe majestueux de l’ANC (Alliance Nouvelle pour le Changement). L’esclavagisme politique ne fait pas de recettes parce que la conquête de la liberté demeure le socle du combat politique dans notre pays.
L’horizon politique de l’Opposition s’est vite recomposé de façon claire et nette avec une ascendance de la dissidence de l’Ufc. Les héros de la liberté remorquent avec eux la confiance du peuple qui n’a aucun prétexte à désirer l’esclavage politique d’un contrat faux et sans objet. L’UFC apprend à ses dépens que « L’histoire est composée de ce que les hommes font contre leur propre génie » comme l’écrit ALAIN dans sa Correspondance avec Romain ROLLAND. L’ostracisme immédiat qui s’est emparé de Gilchrist OLYMPIO prête à ce peuple une grande maturité. Il suit les principes, les valeurs et non les hommes. Il n’a aucune velléité de s’aliéner à des prête-noms. La gravité d’un choix est dans le supplice de la subordination. Les promesses de liberté de « Fo Gil » aux Togolais ont fondu dans le secret de la nuit et des rencontres isolées. L’ambition maladive d’un illusionniste s’est révélée au grand jour. L’homme de toutes les tempêtes politiques avant la dissidence à l’UFC s’est pendu dans la délinquance politique et n’a daigné réclamer un bout de morceau d’exécution des clauses de son partenariat. Cet homme est un fanfaron et son résidu de parti entreprend de se maintenir dans la ligne de la tempête dans un verre d’eau. Après avoir épuisé dans la durée un accompagnement piteux qui a aggravé la situation sociale, l’apparentement avec le pouvoir sans la moindre possibilité de réclamation des termes du partenariat n’a pas inspiré l’UFC à un examen responsable de conscience.
Le bouc-émissaire de l’échec de l’accord avec le RPT serait l’ANC, le groupe de dissidents qui a participé aux négociations, à qui on avait fait des promesses et qui a choisi de renoncer à tous les privilèges. Il faut être des honnêtes gens pour refuser de juteux postes de responsabilité par devoir de fidélité à un peuple, à une lutte. Le triomphe populaire de l’ANC fait très mal non seulement au pouvoir qui avait penser museler l’Opposition frondeuse dans un piège à cons, mais davantage à l’UFC qui n’a de ressource que dans la nuisance revancharde et le tapage médiatique contre les leaders de l’ANC après avoir essuyé une décrépitude négociée par naïveté.
Gilchrist OLYMPIO et l’UFC résiduelle vivent l’énergie du désespoir et se jettent dans une course écervelée sans jamais se rapprocher du podium de leur popularité d’antan. La grande campagne de mobilisation du parti a échoué et ses deux députés au Parlement nous démontrent l’extinction évidente du parti. La campagne de délation fait le relais d’une mobilisation impossible. Ce que Gilchrist OLYMPIO a oublié, c’est que personne ne parvient à tuer les héros de la liberté. Ce sont eux-mêmes qui se suicident dans le cœur des citoyens lorsqu’ils changent brutalement l’orientation des objectifs populaires dont ils sont porteurs. L’énormité du mémorandum de l’UFC résiduelle est comique en ce qu’il s’agit d’une véritable bassesse qu’approuve un homme de soixante- quinze ans. Prosper MERIMEE, homme politique et intellectuel français a vu juste dans sa Lettre à Mme MONTIJO en octobre 1847 lorsqu’il s’écria : « Il n’y a rien de si laid que la bassesse dans un vieillard ».

2) Les grandes absurdités d’un mémorandum

L’UFC résiduelle reconnaît à travers ce mémorandum que le contrat de mariage avec le RPT/UNIR est un échec indigeste, une courte vue, un apparentement bête qui expose à la face du monde l’esprit de supercherie qui a présidé aux négociations.
S’évertuer à trouver des coupables d’un accord aux mille échecs à travers une dénonciation calomnieuse de ceux qui ont refusé l’orchestration de la sottise à faire danser les couillons est encore une gravité de malhonnêteté.
Djovi GALLY qui a représenté l’UFC à la signature de cet accord a été le premier à reconnaître que le montage était absolument faux et que la plaisanterie étouffante de l’apparentement valait une dénonciation voire une rupture. Sa démission de la direction du parti annonçait le requiem d’un esclavagisme politique, une escroquerie contractuelle, une avarie d’intelligence qui ne pouvait nourrir aucune espérance collective. Le mémorandum a passé sous silence l’acte politique majeur de rupture de Djovi GALLY avec l’UFC sur la base d’un accord sans objet ou plutôt dont l’objet a tôt fait d’être en péremption. La nuisance politique de la démission de celui qui a représenté l’UFC et qui a signé l’accord pour le compte du parti est plus évidente que ceux qui ont refusé de s’y associer dans une liberté de conscience.
Le mémorandum de l’UFC résiduelle marque la fin de ses illusions parce qu’il survient après une lourde défaite électorale. Deux députés à l’Assemblée nationale avec un partenariat de gouvernance crié à tue-tête comme la paix des braves aux accents de MANDELA et de De KLERK a achevé de convaincre tout le monde que la faillite politique est le principal gain de Gilchrist OLYMPIO et ses suiveurs. Le vertige de l’échec se révèle dans un traumatisme perceptible dans les justifications oiseuses qui décrètent des culpabilités dans les rangs de la dissidence qui a refusé, dès le départ les fondements vaseux d’un péril d’accord qui visait à frapper la tête de proue de l’Opposition togolaise.
La vacuité du mémorandum est saillante en ce qu’il tient pour traîtres ceux qui ont été prudents au nom de l’éthique politique et de la morale pour refuser l’esclavagisme, la délinquance participative d’un bidule de contrat qui rompt avec toutes les réclamations sociales, la volonté générale d’une alternance politique. Si les dirigeants actuels de l’ANC avaient participé à toutes les discussions pour finaliser un accord et faire sortir ce pays de la crise, il est puéril de leur reprocher leur bonne foi. Mais, s’ils ont refusé de se fourvoyer dans la compromission pour travestir les objectifs du combat populaire, cette responsabilité ne souffre d’aucune faute politique, éthique, morale et humaine.
En réalité, l’objectif de ce mémorandum est manifestement une volonté de détruire l’ANC, ses leaders qui ont imposé à Gilchrist Olympio la dialectique du maître et de l’esclave. Comment peut-on accuser ceux qui ne sont pas comptables d’un accord politique de n’avoir rien fait pour en exiger les différences clauses ou de l’avoir noyé ? Il n’existe pas de délit de renonciation au supplice de la subordination pour proclamer les leaders de la dissidence comme des traîtres qui ont œuvré à faire échec à cet accord. Ceux que l’accord a engagé dans la co-gestion du pouvoir pratiquement en deux mandats du « petit » ont-ils réalisé les promesses proclamées, les objectifs déclarés ?
Le mémorandum de l’UFC exprime essentiellement une vérité : l’esprit revanchard d’un leader ahistorique qui tient à régler ses propres comptes au lieu d’appliquer la bonne raison à défendre les intérêts de notre peuple. Il n’a aucune connaissance de la psychologie des Togolais et manque, à travers la longue absence d’une assise sociale pour mesurer la puissance de la conscience collective qui sait lire les œuvres de grandeur. Le mythe longtemps véhiculé par la descendance de Gilchrist OLYMPIO s’est déjà brisé, consumé. Ce mémorandum vient disperser et faire disparaître les cendres. Il n’est d’aucun effet sur les Togolais. Bien au contraire, il vient salir davantage un homme profondément creux qui est déjà mort avant sa propre mort. Nous l’avons vu avec le pouvoir et il a oublié l’APG, les réformes qu’il nous a promises faire mettre en route dans six mois. Il est sous nos yeux dans Une autre vie de Joë BOUSQUET pour qui : « Celui qui a vu son semblable au plus bas de la déchéance n’a plus les mêmes yeux : il a détruit sans le savoir le mur qui séparait l’homme et son image ».
L’esclavagisme politique et le suivisme de mouton ne sont ni acceptables, ni tolérés pour ceux qui veulent grandir. Le discernement et la responsabilité élèvent les hommes à la maturité. Rien n’oblige un homme politique à flétrir son honneur et celui de son peuple dans un accord ou un traité politique sombre sans visibilité d’intérêt public. L’intelligence politique se distingue de la loyauté aveugle qui bénit toutes les dérives. Tous ceux qui sont lucides et indépendants d’esprit ont la force morale et le principe éthique de ne jamais succomber à l’autorité de délinquance qui tient à contraindre au lieu de persuader.
Le mémorandum éclaire les Togolais sur deux axes : le mal de vivre qui sévit à l’UFC résiduelle dans un traitement de consolation du pouvoir qui la met en situation de faiblesse et l’élévation politique des dissidents qui ont beaucoup de réussite en mobilisation, en résultats électoraux fort enviables. Ils sont célébrés dans leur ouverture d’esprit, dans leur capacité à négocier sans inféoder aux forces de l’assujettissement parce qu’ils ont une dignité à faire valoir et un peuple à défendre. Ceux qui trépassent leur imprudence et ceux qui ont refusé l’esclavage politique sont au triomphe populaire. CORNEILLE avait bien vu dans Le Cid que « Qui peut vivre infâme est indigne du jour ».
Didier Amah DOSSAVI
Chronique politique

Togo : Divorce consommé entre le Gal. Titikpina et Faure Gnassingbé ?

Les journaux évoquent depuis un moment une dégradation des relations entre le Chef Suprême des armées Faure Gnassingbé et l’un de ses fidèles au rang des « sécurocrates » le Gal Atcha Mohamed Titikpina. Ces informations ont reçu une confirmation dans la nuit du vendredi 27 décembre.

Le père Noël n’aura pas été particulièrement gratifiant pour le tout puissant Général des armées togolaises, le Gal. Atcha Mohamed Titikpina. Le Chef d’Etat-major Général des Forces Armées Togolaises (FAT), a été viré de la tête de l’Etat-major des FAT au profit au Col Félix Abalo Katanga. L’information a été diffusée par la télévision nationale dans la nuit du vendredi 27 décembre 2013.

Trois ans après sa nomination à ce poste suite à son éviction du ministère de la Sécurité et de la Protection Civile qu’il a occupé pendent deux (02 ) années seulement, celui qui est présenté comme un des plus fidèle du Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, est plongé dans une impasse. Le natif de Tchamba qui lorgnait le ministère de la Défense Nationale, rattaché depuis des années à la Présidence de la République, irait à la retraite en début de l’année 2014.

Commandant de la Garde présidentielle en 2005 au moment du décès du Gal. Gnassingbé Eyadéma, cet officier supérieur des FAT à la réputation controversée est cité parmi les acteurs de la répression militaire qui a permis à Faure Gnassingbé de succéder à son père par le truchement d’abord d’un coup d’Etat, puis d’un hold-up électoral un peu plus tard. Depuis, l’ancien collaborateur du père est devenu l’un des principaux soutiens du fils.

Au mois de janvier prochain, le natif de Tchamba devrait être mis en réserve des FAT, mais ferait pression pour obtenir une prorogation. Ce qui n’est pas sans poser des embarras au Chef Suprême de l’Armée, qui n’avait pas hésité à envoyer récemment à la retraite, certains proches officiers généraux qui se sont trouvés dans le même cas. Du coup, le Gal Atcha Titikpina lorgnerait un poste politique (Ministère de la Défense Nationale) pour ainsi continuer à prétendre jouir à ses droits de « faiseur de roi » à travers la terreur. Il serait dans cette quête allé au clash avec le Président de la République.

Le successeur du Gal Atcha Mohamed Titikpina est un beau-frère du Chef de l’Etat. Ancien Commandant d’un corps d’élite des FAT, la Force d’Intervention Rapide (FIR), Félix Abalo Katanga avait déjà été placé dans l’antichambre du Chef d’Etat-major Général des FAT lors du précédent remaniement, il y a de cela trois ans. Partisan de la méthode forte, le nouveau patron des FAT figure au nombre des personnalités citées dans le rapport du Collectif Sauvons le Togo (CST), comme étant les auteurs des incendies des marchés de Kara et Lomé.

Auteur de l’assaut lancé en avril 2009 contre le domicile de Kpatcha Gnassingbé, dans la ténébreuse affaire de tentative d’attentat à la sureté de l’Etat, Félix Abalo Katanga avait été dénoncé lors du procès par l’ancien ministre de la Défense Nationale comme étant le principal commanditaire de l’incendie de l’Institut Goethe, lors des troubles post électorales de 2005.

Le post d’adjoint au Chef d’Etat-Major Général des FAT est revenu au Colonel Adjitolou Komlan. La direction de l’Armée de terre est confiée à M’Ba Koffi Batanda et celle de la Marine au capitaine de vaisseau, Adjo Vignon Kwassivi. Le capitaine de vaisseau, Takougnadi Nayo, est nommé Chef d’Etat-major particulier du président de la République.

Aghu

CST : polémiques puériles et choix hasardeux

Les polémiques puériles et la fronde ouvertes contre OBUTS au lendemain du scrutin législatif du 25 juillet 2013 sont constitutives aux manœuvres destinées à occulter les injustices subies par notre formation politique, au déficit de solidarité au sein du Collectif Sauvons le Togo (CST) à et l’escroquerie manifeste dont notre parti a été victime’. Agbéyomé Kodjo (photo), le leader d’Obuts règle ses comptes jeudi avec ses alliés de l’opposition. Il se déclare déçu car, dit-il ‘mon parti a œuvré avec humilité et une constance que quiconque serait en peine de démentir pour créer les conditions nécessaires pour une union forte, au sein de notre regroupement.’.L’ancien Premier ministre qualifie d’’hasardeux’ les choix opérés par le CST.
‘Nous constatons avec déception qu’au sein de notre mouvement, les jeux d’appareils politiques et de positionnement précoce en vue de la prochaine échéance présidentielle de 2015, prennent le pas sur l’idéal républicain de mutualisation des énergies en vue du triomphe des légitimes aspirations de notre peuple’, souligne M. Kodjo.

Ghana : Querelle d’ex Présidents : Accusé de corrupteur par Rawlings, Kufuor défie la CIA

L’ex Président ghanéen John Kufuor demande au service de renseignement américain, Central Intelligence Agency (CIA), de confirmer ou d’infirmer la révélation faite par Jerry Rawlings selon laquelle il a été averti de l’imminence d’un Coup d’Etat durant son mandat et ce pour cause de patronage de la corruption.

Cette réaction a été faite le mardi 10 décembre 2013 à Accra par Frank Agyekum, le porte-parole de Kufuor lors d’un débat à la radio Xyz. En clair Frank Agyekum invite la CIA à se prononcer et à expliquer d’où elle tire cette information.

A l’origine de cette réaction, Rawlings a accusé hier lundi Kufuor d’avoir détenu le monopole de la corruption durant son règne de 2001 à 2008, soit une période de huit ans. Selon Rawlings, fort de ce constat la CIA a prévenu Kufuor que « si vous ne contenez pas votre corruption, il y aura un coup d’Etat et il sera très populaire et c’est pourquoi l’Amérique ne sera pas en mesure de vous aider ».

En apportant un démenti par rapport à ce qu’a révélé Rawlings, le porte-parole de Kufuor a fait remarquer que l’accusation portée contre Kufuor est une allégation qui n’a pas de fondement. Il a donc demandé à l’ambassade américaine de s’expliquer sur cette accusation.

Mensah

TOGO: Rapport d’enquête du CST / Les signataires convoqués à la justice

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Les signataires du rapport d’enquête publié par le Collectif « Sauvons le Togo » le 11 novembre dernier, sont convoqués devant la justice ce mercredi à Lomé. Ils doivent répondre à une plainte d’une des personnalités citées dans ledit document comme étant l’un des instigateurs de l’incendie qui a ravagé les grands marchés du Togo au début de l’année.

M. Raoul Bassayi Kpatcha, directeur général de l’entreprise CENTRO, cité par le CST comme étant l’un des investigateurs des incendies des grands marchés du Togo, a porté plainte devant la justice togolaise contre les signataires de cette contre-enquête. L’auteur de la plainte réclame 500 millions de F CFA pour diffamation et atteinte à son honneur.

Le 26 novembre dernier, M. Bassayi, par l’entreprise d’une mise au point avait démenti son implication dans ces événements qualifiant le rapport du CST de « ramassis d’absurdité pour semer la confusion dans l’opinion ». Dans cette mise au point, il se réservait le droit de porter plainte contre les signataires de ce document. C’est donc chose faite maintenant. Les deux parties iront s’expliquer devant la justice. Un procès avant le procès.

Ce vendredi au cours d’un meeting, les responsables du CST ont déclaré qu’ils attendent l’auteur de cette plainte devant la justice pour apporter les éléments qui l’accablent.

M. Bassayi et sept autres personnes sont cités par le rapport du CST dont la Directrice des Impôts, Mme Ingrid AWADE et le Directeur de la Société Aéroportuaire de Lomé Tokoin (SALT), M. Akrima Kogoè. Si le premier, Mme Awadé a estimé qu’on « répond aux imbéciles par le silence », le second, M. Akrima, à quant à lui aussi a porté plainte pour atteinte à son honneur et diffamation.

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Nettoyage et entretien, un véritable job Chantal Aziankpor : « Nous avons des professionnels qui sont venus partager mon expérience pour élever leur niveau et améliorer la qualité de leurs prestations »

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Mme Chantal Aziankpor est Directrice de la société Pro Clean située en face de l’agence Moov à Bè-Kpota. C’est une société d’entretien ayant dans son escarcelle des gammes de savon détachant, de produits multi surface à base d’argile, de gel douche à base de l’huile essentielle, des produits d’entretien, etc. Une formation allant du 5 au 9 décembre 2013 a été offerte aux apprenants à l’hôtel El Doria à Lomé. « Le nettoyage est un vrai métier », a déclaré Chantale Aziankpor tout en exhortant les autorités à mettre en place un système efficace de formation.
Sur les lieux de formation, le reporter de « Le Bâtisseur » a tendu son micro à la directrice qui a bien voulu se prêter à l’exercice d’interview.

Question: Quels sont les objectifs que vous poursuivez en organisant cette séance de formation ?
Mme Chantal Aziankpor : Le but est de former et de vendre les produits d’entretien. La formation est l’une de nos premières compétences. Nous avons formé ceux qui en ont besoin et/ou qui veulent en faire un vrai job.

Quels types de produits pour quels clients ?
Nos produits sont d’abord des produits originaux achetés auprès du fabricant. Par rapport à l’environnement, nous mettons l’accent sur les produits bio. En marge de la formation, nous répondons aussi aux besoins des professionnels en ce qui concerne les produits et machines appropriés.
Nous nous adressons aux bureaux, restaurants, au milieu médical, etc. Cette formation a pour but de bien cerner l’entretien des lieux publics.

Quels sont les modules de la formation et qui y ont participé ?
Nous avons des professionnels qui sont venus partager mon expérience pour élever leur niveau et améliorer la qualité de leurs prestations. Nous avons un agent qui travaille dans le milieu médical. Il y a également deux étudiants qui veulent se spécialiser.
Au cours de la formation, j’ai enseigné aussi comment choisir les produits, car si on n’a pas diagnostiqué le mal, on ne peut pas travailler efficacement. Je vais oser me comparer à un médecin. Si je ne suis pas en mesure de diagnostiquer l’élément que je vais nettoyer, je ne peux pas choisir le produit approprié. La formation répond à la préoccupation suivante : quel type de service je suis en mesure d’offrir et quel produit dois-je appliquer ? Une fois qu’on a compris cela, on peut s’attaquer efficacement à ce qu’on veut faire.

Propos recueillis par King NIEKKO